Feux de détresse et DRL obligatoires

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Feux de détresse et feux de jour DRL : dans quels cas ils sont obligatoires et les erreurs d'utilisation les plus fréquentes.

Couverture, Feux de détresse et DRL obligatoires

Objectifs de la leçon

Comprendre les conditions légales d'utilisation des feux de détresse Connaître les situations où les feux de détresse sont obligatoires Maîtriser les règles spécifiques aux DRL (feux de jour) et aux quatre feux clignotants

Les feux de détresse : définition et rôle

Le code ne parle jamais de « feux de détresse » ni de « warnings ». Il parle du dispositif permettant de faire fonctionner simultanément tous les indicateurs de direction , et l'article 32bis en énumère limitativement les emplois : les cas prévus aux articles 39bis.2 et 51 , ou pour signaler aux autres usagers de la route le risque d'un accident imminent . Tout le reste, remercier, s'excuser, se garer deux minutes en double file, est en dehors du texte.

Feux de détresse

Les quatre feux indicateurs de direction (clignotants) allumés en même temps pour signaler une situation d'urgence, une panne, un accident ou un danger imminent sur la route.

Quand allumer les feux de détresse ?

Situations obligatoires

Véhicule en panne (art. 51.1) : le conducteur peut faire usage d'autres moyens de signalisation, notamment en faisant fonctionner simultanément tous les indicateurs de direction, ou en plaçant un feu portatif clignotant jaune-orange. C'est une faculté qui s'ajoute au triangle, pas un substitut. Accident (art. 52.1) : la personne impliquée doit prendre les mesures nécessaires pour garantir la sécurité et la fluidité de la circulation, et le conducteur doit notamment se conformer à l'article 51. Risque d'accident imminent (art. 32bis) : le seul cas où le dispositif s'emploie en roulant, une file qui s'arrête brutalement devant vous, un obstacle sur la chaussée. Transport scolaire (art. 39bis.2) : le conducteur du véhicule signalé fait fonctionner tous les indicateurs de direction pour signifier que les enfants vont embarquer ou débarquer.

Voici ce que le code impose aujourd'hui. Ce qui est obligatoire pour un véhicule en panne rangé là où l'arrêt et le stationnement sont interdits, c'est le triangle de danger (art. 51.1). Les quatre clignotants sont un moyen que le conducteur « peut en outre » employer. Inverser les deux, allumer les warnings et se passer du triangle, est précisément l'erreur que l'examen sanctionne.

Exemple concret : panne sur autoroute

En panne sur autoroute, l'ordre du code (art. 51) : ranger le véhicule comme un véhicule en stationnement, si c'est encore possible ; porter la veste de sécurité rétroréfléchissante dès qu'on sort du véhicule , dès lors que le véhicule est rangé là où l'arrêt et le stationnement sont interdits (art. 51.4) ; placer le triangle de danger en deçà du véhicule, en position sensiblement verticale, à 100 m au moins sur autoroute , 30 m sur les voies ordinaires, et de façon qu'il soit visible à environ 50 m pour ceux qui s'approchent (art. 51.2) ; les quatre indicateurs de direction peuvent être employés en plus . Et si les dispositifs d'éclairage ou de signalisation du véhicule ne fonctionnent pas, la même signalisation s'impose dès que le véhicule ne peut être aperçu distinctement à environ 100 mètres .

Mauvaise utilisation des feux de détresse

Certains conducteurs allument les feux de détresse dans des situations non autorisées . Cela constitue une infraction :

Utilisations interdites

signaler un stationnement gênant ou en double file ; annoncer une marche arrière ou un créneau ; rouler warnings allumés hors de tout risque d'accident imminent ; les substituer aux indicateurs de direction pour changer de direction ou de bande ; remercier ou s'excuser auprès d'un autre conducteur. Dans chacun de ces cas, l'emploi sort des trois hypothèses de l'article 32bis.

À l'examen, la réponse attendue tient à l'article 32bis : le dispositif ne peut être utilisé que dans les cas des articles 39bis.2 (transport scolaire) et 51 (véhicule en panne, chargement tombé), ou pour signaler un risque d'accident imminent . Et rappelez-vous que, pour la panne, l'obligation porte sur le triangle : les clignotants s'y ajoutent.

Les feux de détresse et l'autobus scolaire

L'article 39bis décrit d'abord le panneau : au moins 0,40 m de côté, fond rétroréfléchissant, placé bien visible sur la partie gauche, à l'avant et à l'arrière du véhicule, et enlevé ou masqué lorsque le véhicule n'est plus affecté au transport scolaire. Puis l'obligation qui pèse sur vous (39bis.2) : redoubler de prudence à l'approche d'un tel véhicule, et, lorsque son conducteur fait fonctionner tous les indicateurs de direction, ralentir fortement votre allure et au besoin vous arrêter . Le code ne dit pas « dépassez avec précaution » : il vous demande de ralentir fortement et de vous arrêter si nécessaire.

Autobus scolaire avec feux de détresse activés

Feux de détresse et sécurité routière

Les feux de détresse jouent un rôle crucial en prévention d'accidents . Ils donnent aux autres usagers le temps de réagir face à une situation anormale. Sur autoroute notamment, ils peuvent éviter des collisions en chaîne .

Véhicule en panne avec feux de détresse et triangle de danger

Feux de position et feux de croisement : rappel

Le titre de cette leçon mentionne les DRL , les feux de circulation diurne. Une précision s'impose : le code de la route ne les régit pas . Leur présence sur les voitures neuves et leurs caractéristiques relèvent du règlement technique et de la réglementation européenne d'homologation, pas de l'arrêté royal du 1 er décembre 1975. Ce que le code dit, en revanche, vous concerne directement : l' article 29 interdit d'utiliser d'autres feux que ceux prescrits ou prévus par le règlement, et l' article 30 impose, dès la tombée du jour ou sous 200 m de visibilité, les feux de croisement ou de route à l'avant et les feux rouges à l'arrière . Or les DRL n'allument pas les feux arrière : rouler de jour sous une averse en ne comptant que sur eux laisse le véhicule invisible de l'arrière . C'est l'infraction la plus banale de tout ce cours.

Feux de position

Feux de circulation diurne (DRL) : feux blancs avant qui s'allument automatiquement au démarrage sur les véhicules récents. Ils relèvent du règlement technique, pas du code de la route, et ne commandent pas les feux arrière, ils ne dispensent donc jamais d'allumer les feux de croisement lorsque l'article 30 l'exige.

Points clés à retenir pour l'examen

Le code parle du dispositif faisant fonctionner simultanément tous les indicateurs de direction , et l'article 32bis en limite l'emploi aux cas des articles 39bis.2 et 51 , et au risque d'accident imminent . Pour un véhicule en panne, l'obligation est le triangle de danger ; les quatre clignotants sont un moyen que le conducteur « peut en outre » employer. Triangle : à 30 m au moins sur voie ordinaire, 100 m sur autoroute, visible à environ 50 m . En agglomération, il peut être placé plus près, voire sur le véhicule. Veste rétroréfléchissante dès la sortie du véhicule sur autoroute et route pour automobiles (art. 51.4). Transport scolaire : redoubler de prudence, et lorsque tous les indicateurs de direction fonctionnent, ralentir fortement et au besoin s'arrêter . Les quatre clignotants ne remplacent jamais l'éclairage exigé par l'article 30. Les DRL ne relèvent pas du code de la route et n'allument pas les feux arrière.

Félicitations !

Faites d'abord le quiz de cette leçon pour valider vos acquis, puis entraînez-vous sur le simulateur d'examen et les QCM . Vous avez terminé l'ensemble de ce cours. Félicitations, place à la pratique !

PermisBelges

Chaque leçon terminée vous rapproche du permis : continuez, vous progressez vraiment.